Il s’agit d’une chapelle de typologie romane ruinée conservée sur 4 à 5 assises. Le plan est allongé, à nef unique de 7,14 m x 4,76 m, et se termine par une abside semi-circulaire à l’est. Au cœur de l’abside, un autel en pierre est encore en place (1,80 m x 0,80 m). Bien qu’arasée, la chapelle conserve un appareillage soigné constitué de pierres bien taillées et bien agencées malgré des volumes différents. La couleur du granite varie du jaune ocré au beige clair.
Les murs sont conservés sur un peu moins de 2 mètres de hauteur. Seul le mur de l’angle nord-ouest de la chapelle se démarque avec une hauteur de près de 4 mètres. Il dévoile des incohérences avec notamment le remploi d’un bloc décoré d’une double arcature et l’association de moellons et de blocs taillés. Un départ de voûte est visible. Une photo ancienne des années 1950-1960 dévoile la conservation du mur sud qui était scandé de deux arcs. Il semblerait qu’il s’agisse de modifications attribuées au XVIIe siècle si l’on se réfère au rapport de la visite de Monseigneur Spinola qui relève un état sanitaire satisfaisant de l’édifice religieux. Parmi les éléments qui semblent avoir été ajoutés à ce moment là, il convient de signaler, dans les angles et dans la nef, des piliers construits sans connexion avec les murs extérieurs. Ils pourraient correspondre au remplacement de la charpente par une voûte et à la nécessité de renforcer les murs. Une chapelle latérale, au sud, déborde vers l’extérieur et pourrait être attribuée à la même période. Une fenêtre étroite dont l’archivolte est conservée au sol est à mentionner.
L’abside repose sur une semelle composée de petites pierres régulièrement disposées sur deux assises et de taille totalement différente des assises supérieures. G. Moracchini-Mazel y voyait un édifice plus ancien (milieu du Xe siècle ?).
Cette chapelle apparaît dans le cartulaire de l’abbaye de San Venerio del Tino à qui elle a été donnée à la fin du XIe siècle (avant 1090) par le seigneur Ugo de Pino, donation confirmée par Guido, évêque de Savona, le 10 janvier 1182. Toujours mentionnée dans la liste des propriétés de l’abbaye en 1386, elle est reconnue comme église paroissiale d’Oci en 1400. Son titre sera abandonné au profit de la Santissima Annunziata d’Oci située au cœur du village.
Lors de sa visite épiscopale en 1589, Monseigneur Mascardi la décrit comme « presque détruite et sans toit et dotée de deux autels presque détruits ; le maître-autel se trouve sous une abside et est précédé d’un tombeau recouvert de pierres et de terre ; un cimetière entoure l’église ; il manque la croix (…). L’église qui est désormais presque toute ruinée ou qu’on la jette complètement à terre ou qu’on l’adapte à la façon d’un oratoire champêtre. Comme dans le cimetière de cette église on porte tous les morts à ensevelir, que ce cimetière ferme de manière à ce que les animaux ne puissent y entrer… ». Le presbytère est détruit. Le rapport de Monseigneur Curlo en 1616 indique : « le pavement est fracturé, les tombeaux sont cassés, la porte est sans clé, le cimetière ouvert aux bêtes est plein de ronces. Il n’y a messe que le jour de la saint Nicolas ».